jeudi 22 octobre 2009

Landais ? Vole !

Le landais volant est un ersatz de Jean-Denis Pendanx, créé dans La lunette. Dans le #6 (paru au printemps 2005), il est à New-York, en 2004, et Bush est président. C'est pourquoi Dumontheuil fait des allers-retours temporels dans cet album (le #2 des aventures de Jean-Dextre Pendar). Voyages temporels hermétiques pour qui n'a pas lu La lunette... et c'est bien dommage (de ne pas l'avoir lu aussi).

Dumontheuil aime bien les références à Tintin : dans Big Foot ("un peu plus à l'ouest"), dans les 30 ans de Fluide glacial (le cauchemar du Crabe aux pinces d'or), dans Le singe et la dame blanche il explique ce qu'est la BD ("avec des cases, comme Tintin ou Lucky Luke"), dans La femme floue (y en a tellement que c'en est un régal) et dans le premier tome de cette saga (Pendar au Congo).
Dans le cas présent, c'est limite. Ce sont plutôt des réminiscences, et j'aime bien imaginer qu'il puisse les avoir eu (L'affaire Tournesol et Les picaros) :

Dans Le singe, quand il explique ce qu'est la BD à un cercle d'habitués des troquets de Bacalan, il cite Tintin et Lucky Luke. Et j'ai parfois l'impression qu'il s'amuse avec le trait de Morris. Le Morris ayant tout juste abandonné les rondeurs de ses premiers albums, et par encore figés. La femme floue regorge elle aussi de clins d'yeux à Lucky Luke.
On sent qu'il aime le cow-boy solitaire (et Jean-Dextre n'est-il pas lui non plus un cow-boy des temps modernes ?) :

Une influence importante à ne pas oublier puisqu'on y est : Disney !! Quand il faut quelque chose de connu à décaler, c'est la soupe populaire !

Comme il est beaucoup question de sexe euh : de romance gasconne (Jean-Dextre est à la recherche de son sexe marabouté) : on a droit à deux reprises (sacré gaillard) au classique Gotlibien :

Isabelle Merlet, amie de Jean-Denis Pendanx, est une aventurière, exploratrice de l'Afrique sauvage. Par ailleurs, elle réalise les couleurs de tout ce petit monde (Pendanx, Rabaté, Prudhomme, Dumontheuil). Nico lui fait un petit clin d’œil sur cet album-ci, et la dessine dans la foule (mais ne serait-ce que le fruit de mon imagination ?) :

Dumontheuil dessine aussi son petit cercle d'amis :

Eric, un des premiers lecteurs de ses planches, ancien libraire dont Dumontheuil avait fait le logo ("un conseil de Chic Eric")...
Et ce qui paraitrait être Prudhomme et Dabitch... et la dame tout à droite, je me souviens l'avoir vu tenir le stand de Fluide glacial à Angoulême, du temps où les petites mains de Bédélire y faisaient les petites mains (avant l'avalage par Flammarion).

Avec tout ça, il me reste ce clin à Coconino, et je sais pas trop quoi en faire...

L'histoire va dans tous les sens, traverse les continents... on garde après tout ça : le ton si particulier de Dumontheuil. Agréable et drôle, tout en décalage. Et surtout, le ton, c'est bon.

les images en grand :












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