dimanche 28 août 2016

La déconfiture

Je retrouve le Rabaté que j'ai adoré. Il instille des dialogues malins dans des situations décalées. Il peint des caractères, qu'il nous offre sans jugement, qu'on reconnait et qu'on a envie d'aimer...
Il profite de la drôle de guerre pour nous emmener dans une curieuse promenade... un genre de vacances où on croise des bouts de guerre et des connards d'adjudants chefs à l'honneur mal placé. C'est vachement (ah oui !) drôle, ça rafraichit les yeux, égaye l'intelligence, fait battre le cœur.

Le dessin de Rabaté vire à un réalisme auquel il ne nous avait pas habitué. C'est extrêmement beau.

Une femme en bd

Magda Seron (qui je crois n'a pas de lien familial avec Seron et Clarke) débute dans le journal Spirou en 1990, et c'est, avec Carine De Brabanter, une des seules dessinatrices du journal. Les lecteurs de tintin l'ont connu bien avant (à partir de 1980), aux cotés de Lamquet.
Elle a 60 ans aujourdhui.

Berco et Zidrou : Le boss #350 in Spirou #3491

La BD est son jardin

Benoit Peeters est un formidable scénariste. Il est bien sûr indissociable de François Schuiten : ensemble ils ont réalisé de très beaux albums. Et c'est marrant, je ne suis pas du tout ce qu'ils font. Peut être à cause du dessin assez peu sensible de l'architecte.

Ayroles, Takahama et Bourhis

Si ces auteurs-ci les représentent ensemble, on le retrouve également dans Les cités obscures :

Schuiten, Boilet et Dayez

et dans une de ses collaborations avec Frederic Boilet, grand fabriquant de romans-photos.

samedi 27 août 2016

La consommation guidant le peuple

Un article me réveille c't'aprem chez les gars zet les filles de Mr Mondialisation... l'illustration est en lien avec des personnages de bd, alors je vous la fiche sous les yeux.

Singer

Une série à enterrer

Quand WEST est sorti, je me suis demandé où Rossi était allé cherché ses scénaristes ! Bon, et puis après il a choisi Sapin, et j'ai compris qu'il avait perdu la boule.
Je viens de lire Undertaker, parce que le dessin de Ralph Meyer me réjouit, même si je le trouve un peu doux pour ce western sanglant. C'est Dorison, un des deux scénaristes de WEST qui est aux manettes. Ils avaient commis ensemble Asgard, dont je n'ai qu'un tome (le #2).
Le #1 ici est plutôt chouette. Mais l'histoire du 2ème tome de ce diptyque me sidère. La psychologie des personnages est extraterrestre (le vieux qui s'assure de la loyauté de sa domestique en l'humiliant), les bons gros clignés des bons films commerciaux abondent (le méchant très méchant qu'on n'arrive étrangement pas à tuer, au contraire des dizaines d'autres)... Et puis, mais là c'est Meyer qu'à pas eu le temps : une ellipse à la Speedy Gonzalez envoie les deux femmes du haut de la mine à son pied... ce qui leur sauve la vie. Et Undertaker, qui se jette en toute confiance de ses 50 mètres de hauteur. Il faut dire qu'il était sur un nid d'aigle inattaquable et qu'il a choisi (?) de s'enfoncer dans les boyaux d'une mine au trésor bizarrement, encore, non pillée.

Il y a un peu d'humour, le coup de théâtre de l'otage, un peu bâclé, redonne à ce tome décevant un peu d'épaisseur.
Berceuse, Des lendemains, IAN, Page noire... Meyer vaut mieux que ça !

dos de l'album avec un air d'Obelix au dos des Astérix

Chics filles

Catel rend hommage à Claire Bretécher :

Catel in Chic fille #2

vendredi 26 août 2016

El spectro

Terreur graphique et Hervé Bourhis nous rappellent dans leur petit livre de la BD que Bob De Moor avait apprécié la version de l'alph'art de Rodier en 1992. Bob De Moor avait initié la grande série des reprises avec Lefranc en 74 (du vivant de Martin) et Blake et Mortimer en 90 (à la mort de Jacobs). Il était d'ailleurs sur les rangs pour finir officiellement l'album posthume d'Hergé... et puis ça s'est pas fait !

Rodier et Antoine : El Spectro #2

jeudi 25 août 2016

Le train arrivera à l'heure exacte

Des rails sur la prairie débute dans Spirou le 25 aout 1955, annoncé en une par André Franquin :

Franquin in Spirou #906

lundi 22 août 2016

50 contre 1

Turf a 50 ans aujourdhui.

Ayroles et Gabrion

Clarke, Masbou et Serrano

Masbou et Mazan

Pixel Vengeur, Séverin et Robin

C'était mieux avant

Henri Filippini a été éditeur chez Glénat. Il y a dirigé des collections et des titres de presse (où il s'est publié). On lui doit l'émergence de Sambre (Yann a réalisé quelques dessins à ce sujet avec Le Gall et Menu) et de quelques autres séries, où il lui est rendu hommage.

Adamov, Le Gall, Parras et Tranchand

On lui doit les débuts de Rossi aussi.

Bon, évidemment, quand un auteur n'est pas retenu par un éditeur, il est un peu revanchard... l'éditeur qui le choisit est tellement plus visionnaire que celui qui l'écarte !

Dupuy et Berberian in Les éditeurs

Bon.
Il semble tout de même que Filippini soit attaché à la BD à papa, au beau dessin d'Alix plutôt qu'aux gribouillages underground de Blutch.
Filippini fête ses 70 ans aujourdhui, mais ça fait des dizaines d'années qu'il est vieux.

Conrad, Gerner, Menu et Vuillemin

Filippini a été critique dans la fameuse revue de Glénat (Schtroumpf), et ailleurs... et a écrit moultes encyclopédie sur la BD.

Berthet, Hardy et Meynet

Il a fait le buzz l'année dernière avec une diatribe parfaitement absurde à l'encontre du Fluide de Lindingre.
Evidemment, les gribouilleurs se sont défendus :

Goossens, Isa, Terreur graphique et Pochep